Homéopathie

L’homéopathie en 1 mot
par Barbara Reibel et Francis Schull

Art & méthode

17 octobre 2015

Temps de lecture : 2 min

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L’homéopathie peut être une médecine naturelle, douce ou encore pseudo scientifique, selon l’interlocuteur auquel on s’adresse. En tout cas, elle est non conventionnelle. Et elle suscite de nombreuses controverses qui ne sont pas près de s’apaiser. Ça fait 225 ans que ça dure.

« Il y a eu deux grandes révélations dans ma vie : la première 

était le be-bop, la deuxième était l’homéopathie. »

Dizzy Gillespie, musicien de jazz

Sommaire de L’homéopathie en 1 mot

  • Homéo-Quiz
  • Du quinquina jaillit la lumière
  • Vous avez dit placebo ?
  • La mémoire de l’eau
  • Pas la panacée, mais …

Extrait de L’homéopathie en 1 mot 

« L’astringence et l’amertume de l’écorce de quinquina font merveille pour lutter contre la fièvre des marais. » A peine a-t-il achevé de calligraphier sumpffieber (fièvre des marais), que Samuel Hahneman repose sa plume d’oie et reste songeur. L’ouvrage qu’il est en train d’adapter et de traduire en allemand, « Materia Medica » est un traité de thérapeutique dont l’auteur est le médecin écossais William Cullen. Cette phrase qu’il vient de relire à plusieurs reprises l’étonne et lui ouvre des horizons nouveaux. La fièvre des marais, il connaît : c’est le paludisme. A maintes reprises, il a eu l’occasion de soigner des malades qui en sont atteints. Car Samuel Hahnemann est médecin. Ou du moins, l’était. Voici six ans qu’il a abandonné la pratique de la médecine pour s’intéresser plus particulièrement à la chimie et devenir adaptateur et traducteur d’ouvrages médicaux et scientifiques (il parle six langues). Sceptique sur les techniques médicales de son époque, il a cessé de donner des soins.

 

Nous sommes en l’an de grâce 1790. La médecine n’a guère fait de progrès depuis celle qu’a raillé Molière, 120 ans plus tôt. Purges, clystères et saignées, vomitifs, purgatifs et laxatifs se partagent toujours les faveurs des médicastres de l’époque qui en oublient l’hygiène élémentaire (il faudra attendre 70 ans avant que Semmelweis démontre que, bien souvent, les médecins eux-mêmes transmettent des maladies à leurs patients, faute de s’être lavé les mains). La vaccination ne sera découverte que plus tard, la bactériologie et la virologie sont inconnues. Dans sa bonne ville de Leipzig, Hahnemann médite sur l’inutilité de ce qu’on lui a enseigné à l’université. On lui prête même ce constat désabusé : « Je crois que les médecins tuent plus de malades qu’ils n’en guérissent. »

 

Mais, décidément, la phrase qu’il vient de calligraphier l’intrigue. Il connaît d’autres plantes tout aussi amères et astringentes qui n’ont aucun effet contre le paludisme. Alors pourquoi l’écorce de quinquina ? Par curiosité, il va donc s’en administrer à lui-même… et obtient des symptômes similaires à ceux de la maladie : fièvre intermittente et diarrhée. Il renouvelle l’expérience sur des proches, avec toujours ce même constat : le quinquina qui est censé guérir le paludisme peut aussi le provoquer. Cela lui rappelle ces propos d’Hippocrate, le père de la médecine, dans son « Cursus hippocraticus » : similia similibus curentur (que le semblable soit soigné par le semblable). C’est le principe de similitude. Se pourrait-il que l’écorce de quinquina puisse à la fois soigner et provoquer la même maladie ? De fil en aiguille, Hahnemann va tester d’autres substances sur des individus sains pour voir les symptômes qu’elles provoquent et vérifier si les mêmes substances peuvent guérir ces mêmes troubles chez des individus malades. Et il découvre que d’autres produits peuvent agir comme le quinquina : l’arsenic se révèle à la fois fébrigène et fébrifuge, que le café cause et guérit l’insomnie, que le tabac donne et dissipe le vertige, que le calomel et l’ipéca produisent et suppriment la dysenterie, et que le cuivre provoque des crampes et les calme.

 

L’homéopathie vient de faire ses premiers pas. Mais à partir de cet embryon de théorie, Samuel Hahneman va élaborer, en l’affinant, en la complétant, une thérapie nouvelle, révolutionnaire, qui va à l’encontre de tout ce que la médecine officielle affirme. Il constate tout d’abord que les substances qu’il prescrit aux malades selon le principe de similitude provoquent parfois une aggravation des symptômes. Il décide donc de diluer pour arriver aux doses les plus faibles possibles. C’est le principe de dilution. Mais comme les remèdes dilués sont moins opérants, il les secoue énergiquement…et ils retrouvent leur efficacité. C’est le principe de dynamisation. Enfin, en chercheur déterminé et fin observateur, il constate que le remède est d’autant plus efficace qu’il agit sur l’ensemble des symptômes du patient. C’est le principe de globalité.

((Fin de l’extrait))

Coach Happiness, Auteure et Blogueuse
Fondatrice du site Happiness Factory et du blog En 1 mot

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