Clés de l'intelligence érotique

Les clés de l’intelligence érotique
par Florentine d’Aulnois-Wang

Sexualité, couple

19 juillet 2022

Temps de lecture : 15 min

5

Dans ce livre, Florentine d’Aulnois-Wang, psychothérapeute et spécialiste de la relation de couple, nous invite à naviguer « entre sauvage et sacré ». Au gré de 12 rituels, elle nous montre comment prendre soin de notre couple et retrouver la juste place du désir, celui qui nous donne le courage de la relation et nous met en vie.

« Au-delà du plaisir, de la procréation, de ces fonctions de base magnifiques, notre sexualité peut devenir un lieu de connaissance et de révélation… entre sauvage et sacré. »

Florentine d’Aulnois-Wang

Présentation des clés de l’intelligence érotique (éd. Larousse, 2022)

Alors que nous sommes abreuvés de manuels techniques destinés à nous rendre toujours plus performants sous la couette, la plupart des couples qui s’adonnent à ces séances de gymnastique sans culotte restent sur leur faim.

Et si nous nous libérions de l’injonction à jouir pour nous reconnecter à nous-même et à notre partenaire ?

Parce que le septième ciel ne se résume pas à quelques secondes de plaisir, cet ouvrage vous propose 12 rituels à explorer en couple pour une sexualité vivante et vibrante.

Vous y trouverez des propositions pour : 
–  vous relier à votre être sexuel profond ;
–  lever les obstacles, les croyances et les peurs ;
–  faire grandir au sein de votre couple une sexualité entre sauvage et sacrée.

« Dans la continuité des Clés de l’Intelligence Amoureuse, ce livre est un manifeste. Parce que contrairement à ce qu’on nous dit, la révolution sexuelle n’a pas encore eu lieu ! »

Qu’apprend-on dans Les clés de l’intelligence érotique ? 

 

Florentine d’Aulnois-Wang écrit dans sa « mise en bouche » :

Les couples désertent la sexualité, et pour cause… Il y a plus à vivre, il y a du divin à toucher, et il y a du ménage à faire… Le septième ciel n’est pas résumable à sept secondes de secousse orgasmique ! Faire l’amour ne se résume ni à la pénétration, ni à la friction des pelotes de nerfs. Comment parvenir à cette fin avec tant de mépris pour les moyens ?

Ce livre est écrit pour toutes celles et tous ceux qui ont envie d’envisager la sexualité comme un espace de croissance et de guérison, comme un espace bien plus grand qu’un espace d’engendrement et de plaisir – un espace entre sauvage et sacré.

C’est ce que l’autrice s’emploie à faire tout au long de ce manifeste : nous donner des clés sous forme de rituels pour prendre soin de notre couple et retrouver une sexualité à nous. Des propositions dans lesquelles piocher en se laissant appeler par ce qui nous rejoint.

Voici ses principaux enseignements, chapitre par chapitre.

 

Premier principe – Au commencement, il y a la connexion

Nous avons chacun à l’intérieur de nous cet interrupteur on/off : connecté/déconnecté. Souvent il nous échappe.

Sans conscience et sans outils, les passages déconnectés non seulement se multiplient en quantité mais aussi en profondeur et en durée. C’est ainsi que l’espace du couple se retrouve dévitalisé et que la sexualité est désertée (ou subie).

Un enjeu de la relation est de devenir compétent en reconnexion pour ouvrir les possibilités de partage et multiplier les occasions de rencontre sexuelle.

 

Masculin/féminin : une différence à la source d’un malentendu profond

 

Pour entrer en rencontre sexuelle, les femmes ont besoin d’être connectées par le cœur. Elles ont besoin d’une qualité de présence, d’échange, de relation avant d’ouvrir leur corps à la rencontre.

Or, pour beaucoup d’hommes, une des voies royales d’entrée en connexion passe par la sexualité.

Lorsque le couple vit une belle phase, cette différence ne se fait pas sentir et le désir est vivant. Les portes de l’un et de l’autre sont grandes ouvertes. Mais aussitôt que les deux amants sont moins connectés, une femme « entreprise » pour avoir une relation sexuelle sans se sentir « de cœur à cœur » va pouvoir le vivre comme une aberration, comme une objectification, comme un abus parfois. Pour l’homme, c’est un vécu de rejet très profond et douloureux.

Un couple qui prend soin de la relation au jour le jour, qui ouvre la conscience et l’intentionnalité est en train de construire les possibilités d’une vie sexuelle vibrante au long cours.

 

La révolution sexuelle n’a pas encore eu lieu

 

Le marché des sex-toys a quadruplé en deux ans, il y a même maintenant une journée mondiale dédiée à ces objets de plaisir. La technologie pour activer nos centres nerveux est super-efficace ; mais où est le lien dans tout ça ?

La révolution sexuelle sera celle de la connexion.

 

Une question qui remue la pulpe

L’autrice nous invite à nous poser plusieurs questions pour commencer la transformation  proposée dans ce livre : ​Aimeriez-vous être votre amant ou votre amante ? ​Auriez-vous du plaisir ? Etc.

 

Premier rituel – Un repas initiatique

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

Deuxième principe – Un corps vivant fait ou défait notre énergie

 

(S’)Offrir un système nerveux détendu

 

Quand nous sommes en mode « stress » et/ou quand nos capteurs sentent que le système nerveux de notre partenaire est en mode « stress », le désir ne peut pas émerger (la pulsion oui, dans une intention de décharge, mais pas le désir) et les corps ne peuvent pas se détendre et entrer dans la rencontre avec toutes les possibilités de plaisir.

Préparez vos systèmes nerveux avant de vous retrouver (plutôt que d’utiliser la sexualité pour détendre votre système nerveux), vous allez expérimenter une immense différence dans la qualité de votre vécu ensemble (désir, plaisir, connexion…).

 

Désir ou décharge ?

 

Personne n’a envie d’être la poubelle émotionnelle de l’autre, la décharge à tensions, le réceptacle des ondes négatives. Les hommes et les femmes qui sont pris dans ce pacte (« Je soulage ma tension, je me décharge grâce à ton corps ») voient leur désir se nécroser…

Faites une toilette émotionnelle avant de proposer une rencontre des corps ! Changez l’énergie !

 

Habiter un corps vivant

 

Dans la sexualité, notre premier instrument est notre corps… Quand le désir et le plaisir ont déserté la relation, quand notre énergie sexuelle semble s’être engourdie, il est intéressant de faire un petit tour d’horizon de la façon dont nous habitons notre corps : sommeil, alimentation, hydratation, activité physique, oxygénation – comment prenons-nous soin de notre corps ?

 

Le « Tiens-toi droit » de nos aïeux est un cadeau de vie !

 

Il est prouvé aujourd’hui que nous tenir droits permet de changer nos taux hormonaux : cela baisse le cortisol (stress) et augmente la testostérone (qui est une hormone sexuelle active dans le désir) chez les hommes comme chez les femmes, et cela modifie notre humeur, nos comportements et notre désir.

 

Les vertus de l’autoérotisme

 

L’autoérotisme, ou masturbation, est porteur de pleine santé sexuelle (malgré tout ce que la culture a voulu nous faire croire). C’est une pratique de pleine vitalité essentielle à bien des égards.

Ces pratiques entretiennent notre désir en plus de nous enseigner beaucoup sur notre propre corps et notre propre plaisir.

À mesure que vous vous adonnerez à ces moments d’autoérotisme, vous approfondirez le lien à vous-même et augmenterez le niveau de conscience de votre corps et serez mieux à même de l’exprimer à votre partenaire…

 

Attention aux faux amis !

Les sex-toys sont radicalement efficaces pour provoquer un orgaste* en un temps record, ils frottent des paquets de nerfs bien ciblés. Ils procurent des sensations délicieuses mais ne vous font pas l’amour. Ayez aussi en tête que jamais une main, une bouche ou un sexe ne seront en mesure de reproduire cette sensation et veillez à ne pas créer des ancrages qui rendraient la sexualité à deux décevante…

 

*L’orgaste est une décharge physiologique, l’orgasme englobe l’expérience émotionnelle. Par exemple une personne non consentante pourra avoir un orgaste, qui est une réaction physiologique à la stimulation de certaines zones du corps.

 

Plus on fait l’amour et plus on fait l’amour

 

L’ocytocine permet de faire baisser le taux de cortisol. Devinez comment on produit de l’ocytocine ? En se caressant, en faisant l’amour, en se regardant longtemps dans les yeux, en se donnant la main, en faisant des câlins… L’ocytocine est l’hormone de l’amour et du lien ! C’est la raison pour laquelle je vous enjoins à longueur de temps à prendre soin de la qualité de votre relation : vous entretenez le terrain pour une sexualité vivante.

 

Corps château ou corps prison ?

Notre relation à notre propre corps est centrale dans la fluidité de notre sexualité.

Certains d’entre nous ont pu basculer loin dans le désamour de leur corps. Parfois progressivement, parfois brutalement… Nous voilà dans un corps prison… Cet état de déshérence de son soi corporel peut nous priver du plaisir, voire de la possibilité de faire l’amour, pour de multiples raisons.

Nous sommes né.e.s pour donner et recevoir l’amour avec notre corps !

 

Deuxième rituel – On/off, mon interrupteur intime

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

Troisième principe – Nos désirs sont désordres

 

Je ne décrie jamais la routine ; je la chéris : elle apporte tellement de repères, de sécurité, de douceur et de rendez-vous de plaisirs. Ce qui peut poser problème, c’est l’absence de plaisir, de nouveau et de vibrant, pas la routine en elle-même.

 

Il y a des jours et des lunes : les fluctuations du cycle féminin

 

L’homme suit un rythme solaire, alors que la femme est tressée au rythme de la lune. (Le mot menstruation dérive du mot latin désignant le mois, signifiant lui-même lune. La femme et ses cycles auraient, avec la lune, inspiré la première mesure du temps : un mois.)

Il y a quatre saisons de femme-cycle.

  • L’hiver. Période des menstruations, de nettoyage. Entre J1 et J7
  • Le printemps. La phase folliculaire. Le renouveau. À peu près entre J7 et J14
  • L’été. Période d’ovulation, de rayonnement. Entre J14 et J21
  • L’automne. La phase prémenstruelle. Le ralentissement. Entre J21 et J28

 

Le second printemps des femmes

 

Dans la Chine ancienne, la ménopause était surnommée « le deuxième printemps des femmes », et il est temps de regarder et d’accueillir (individuellement comme collectivement) ce « troisième âge » comme un âge de plénitude sexuelle.

Même si notre société invisibilise les femmes passé 50 ans, même si nous sommes conditionnés à envisager la vieillesse comme un no mans land de la sexualité, je rencontre, dans ma pratique avec les couples, beaucoup de femmes qui témoignent d’une vie sexuelle enfin libérée des questions de la contraception, libérée des hauts et des bas de leurs cycles, d’une nouvelle tranquillité et d’une page de vie qui s’ouvre avec plus d’espace pour elles-mêmes et l’envie de partir à la rencontre de leur sexualité.

Les forces de la maternité sont brûlées, dans le corps comme dans le rapport aux enfants qui grandissent… L’énergie qui était prise par le sang va pouvoir servir d’autres espaces, d’autres projets… C’est l’occasion de transformer sa vie, de se rapprocher de soi, de sa spiritualité… Un véritable deuxième printemps !

 

Et quand nous ne sommes pas au diapason ?

 

Même si nous sommes faits pour nous aimer de tout notre corps, chacun a son rythme… L’énergie sexuelle propre à chacun fluctue. Parfois une période de deuil, de chômage, de fatigue, de maladie, de crise de couple, de grossesse, d’arrivée d’un enfant ou de challenge professionnel ou autre va influer fortement sur notre désir.

Cette différence d’énergie sexuelle produit un gap plus ou moins évident, plus ou moins grand, plus ou moins souffrant selon les couples et les périodes mais un gap bel et bien présent… Il n’existe pas de couple pour lequel cette différence de désir, de rythme ne se fait pas sentir.

La douleur de cette différence est à prendre en compte, à entendre à deux et il est possible d’en prendre soin.

 

Quelques grands « tue-l’amour » à connaître…

 

  • Le parler « bébé » –> les  couples qui s’appellent « papa » ou « maman »,  se donnent des surnoms ou se mettent à parler « bébé » quand ils discutent.
  • La planche –> quand l’un des deux n’a ni désir, ni envie et prête juste son corps en s’absentant psychiquement, en « regardant le pafond ».
  • Le post-coïtum bye-bye –> retrait physique et psychique d’un partenaire après l’orgasme.
  • La critique –> un des plus grand turn off pour les hommes.
  • La pornographie –> contrairement aux idées reçues, la pornographie ne réveille pas la sexualité dans les couples chez qui elle est endormie. Au mieux elle réveille l’excitation. Au pire elle crée des ancrages déviants.

Une question fondamentale à se poser sur notre désir

 

Lorsque le désir déserte et que vous avez vérifié auprès d’un médecin que les causes ne sont pas fonctionnelles (dépression, maladie, traitement médical…), il est intéressant de se poser ces questions : ​• ​Est-ce que je n’ai plus de désir en général ? ​• ​Est-ce que je n’ai plus de désir pour toi ? ​• ​Est-ce que je n’ai plus de désir pour la façon que nous avons de faire l’amour ? Parfois les troubles du désir sont juste le message que notre corps n’est plus intéressé de vivre des expériences qui ne le nourrissent plus. Il est l’heure d’évoluer…

 

Troisième rituel – Émoi et moi, un dialogue autour du désir

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

 

Quatrième principe – Être responsable (ou pas…) de son désir

Pouvoir interrompre le cycle de la réponse sexuelle à tout instant

Je pense que nous ne sommes pas assez informés de cette possibilité : à tout moment, je peux interrompre le cycle de la réponse sexuelle en moi et avec l’autre sans dégât.

Un des grands malentendus à mes yeux est la croyance largement répandue qu’il est impossible pour un homme d’interrompre le cycle de sa réponse sexuelle, notamment entre la phase d’excitation et la phase d’activation sexuelle.

Un autre malentendu sous-entend que c’est une minijupe ou un beau décolleté qui fait le viol. Il ne faut pas « tenter le diable », nous l’avons toutes entendu. Comme si les femmes étaient responsables de l’incapacité de l’autre à gérer son désir. Aujourd’hui plus de 40 % des gens estiment que la responsabilité de la victime est engagée (porter une jupe, se promener de nuit, sourire, etc.). C’est ce qui s’appelle la culture du viol.

C’est absolument faux. Nous avons tous ce choix et cette liberté (et cette responsabilité) d’interrompre ce cycle même lorsqu’il est bien enclenché. Le viol est le fait et la responsabilité d’une personne qui ne sait pas interrompre le cycle de sa réponse sexuelle.

Nous avons tous un jour pu interrompre une rencontre sexuelle, par exemple parce qu’un enfant s’est réveillé et pleure à l’autre bout du couloir, même à un degré élevé d’excitation et d’engagement dans l’acte… et personne n’est mort. C’est possible et ce n’est pas dangereux.

C’est une information vitale à transmettre à tous, dès le plus jeune âge. Combien d’hommes, pris dans leur excitation, ont fait pression pour qu’une femme les aide à aller jusqu’à la résolution ? Combien de femmes se sont-elles senties obligées de « s’occuper » d’un sexe qui s’est érigé par exemple parce qu’elles l’ont touché. Combien de femmes savent qu’elles n’ont aucune obligation, aucun devoir de soulager la tension sexuelle d’un homme. Quoi qu’elles aient fait ou montré…

Nous vivons avec l’impression que c’est intenable pour un homme. C’est faux. C’est frustrant au pire, mais ça n’a jamais tué quiconque. Il n’y a aucun danger, aucun dû, aucune obligation. Quel que soit le niveau d’excitation en face. Il faut l’expliquer à tous et à toutes. Aucun homme n’a vu ni son pénis ni ses testicules exploser ni se nécroser faute d’avoir pu aller au bout de ce cycle. Il y a juste une frustration à gérer, pas mort d’homme… Or notre culture véhicule un message d’urgence et de « pas le choix » qui fait beaucoup de victimes.

 

La question du consentement

 

Le consentement, c’est quand votre tête et/ou votre corps ont envie de cette rencontre sexuelle. Et vous l’exprimez à l’autre en mots, en regards, en gestes, en souffle. Ça, c’est le consentement. Vous venez au rendez-vous que l’autre vous propose avec un vrai oui intérieur.

Rien n’est dû dans l’amour et la sexualité, tout est cadeau.

 

Tu veux ou tu veux pas ?

 

Un des enjeux pour rester vibrants ensemble loge dans la communication. Dire, montrer, donner à voir son désir est parfois sensible… La peur du rejet, certaines zones « honte » (que j’espère dissoudre chez vous à travers ce livre) ou simplement un langage différent peut nous faire passer à côté d’un moment de connexion sexuelle ou sensuelle…

C’est tellement important de vérifier que vous êtes sur la même longueur d’onde ou, à tout le moins, de vous donner la notice l’un de l’autre.

 

Quatrième rituel – Nos langages du désir

 

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

Cinquième principe – Notre biographie ficelle notre moi sexuel

 

Quelques histoires pour éclairer

Les messages autour de la sexualité que nous avons intégrés depuis notre enfance tracent des repères puissants et pas toujours heureux… ce chapitre livre pêle-mêle quelques témoignages vécus.

 

Ce qu’on pourrait apprendre aux enfants dès qu’ils sont au monde

 

Des messages qui font du bien comme par exemple :

« Ton corps est ton temple et il est sacré. »
« En explorant ce corps, tu vas trouver des zones de plaisir incroyable qui sont réservées à toi seul et à ceux ou celles avec lesquels tu choisis de les partager. »
« C’est intime. »
« Tu as le droit de dire non. »

 

#MeToo 

Mon premier message : stop
Travaillons pour une pleine santé sexuelle entre les hommes et les femmes, entre tous les sexes. Ouvrons-nous chacun et chacune dans le registre merveilleux d’une sexualité en pleine lumière.

Mon deuxième message : merci
Merci à tous ces merveilleux hommes, il y a ceux qui peuplent ma vie : mon mari, mon père, mes frères, mes cousins, mes amis, mes collègues… Merci de votre belle énergie masculine. À vos côtés j’ai pu retoucher ma confiance et rester dans mon amour des hommes.
Merci aux femmes ! Merci à l’appui des femmes autour de moi qui m’ont aidé dans mon chemin à retrouver la joie de mon corps de femme dans toutes ses dimensions.

Mon troisième message : l’espoir
Si vous avez été blessé, que vous soyez une femme ou un homme, dans votre enfance (ou même plus tard), si vous avez subi cette effraction corporelle et psychique, tout reste ouvert pour vous.

Il existe un espace de rencontre sexuelle vraiment très beau entre les êtres et vous y êtes invité vous aussi. À votre rythme et selon votre désir. Vous avez le choix de laisser cette porte verrouillée ou de l’entrouvrir ou même de l’ouvrir en grand. Vous avez le choix. Même si vous ne le sentez pas toujours.

 

Une belle façon de nettoyer l’historique : réécrire l’histoire

Raconter l’histoire, conter nos traumatismes, en réécrire l’histoire encore et encore, jusqu’à ce qu’elle ait une forme digeste, va transformer et ouvrir les possibilités de vie.

En écrivant une nouvelle histoire, vous allez dessiner de nouveaux chemins neurologiques, vous allez modifier le souvenir et réveiller de nouvelles ressources, vous aurez alors le pouvoir de changer la dynamique interne du trauma et ses effets sur vous.

 

 

baiser

Cinquième rituel – Le baiser qui rend à la vie

Sixième principe – Faire vivre notre énergie sexuelle

 

La femme initiatrice

Les femmes sont souvent les premières à sentir l’appel d’une autre façon d’être en corps et si elles taisent cette voix, ou si leur partenaire écrase cette voix, le couple ne pourra pas prendre le virage de cette évolution.

Quand elles n’embrassent pas leur polarité d’initiatrice, les femmes laissent les hommes s’égarer dans une sexualité qui ne leur convient pas, ou plus, ou de moins en moins, et finissent par fermer leur corps. Ou elles laissent leur corps à disposition mais ne l’habitent plus…

J’ai toujours pensé que la sexualité aurait tout à gagner si les femmes s’autorisaient à entrer dans leur polarité d’initiatrice, à guider leurs hommes à leur faire l’Amour. Même si depuis toujours elles ont couru un grand risque à vivre cette polarité (brûlées comme sorcières, effacées de la grande histoire ou niées comme Marie Madeleine1 et sa relation extraordinaire avec Jésus).

 

Et les hommes ?

Les hommes apportent un trésor dans la relation, leur énergie sexuelle porte leur énergie d’amour. Quand ils sont ouverts à leur saine agressivité, ils peuvent initier les femmes à leur animalité, les entraîner vers des espaces extraordinaires, entre sauvage et sacré…

Ils ont cependant besoin d’être guidés, d’être initiés par les femmes à la douceur et à la connexion dont elles ont besoin au départ, à une préparation sensible, ténue, vulnérable. Sinon ils arrivent là dans une forme d’énergie non compatible (la pornographie et autres représentations culturelles ont laissé croire aux hommes que pénétrer et se mettre en mode marteau piqueur, c’est faire l’amour) et les amants ne pourront pas alors se rejoindre à mi-chemin pour partir dans le voyage.

Lorsque nous perdons contact avec la nature merveilleuse de notre énergie sexuelle, tellement différente pour chacun, une cohorte de démons s’invite entre les hommes et les femmes. 

Notre culture déboussole !

 

Il n’y a pas d’école pour nous apprendre à être parents, à être couple ou à être et rester vivants et vibrants dans notre sexualité. Juste des modèles plus ou moins habités et inspirants. Pour le reste, nous apprenons « sur le tas » avec plus ou moins de bonheur…

Pour prendre un exemple du reflet de notre culture qui à mes yeux fait « dérailler » notre énergie sexuelle, je voudrais vous parler d’un livre et d’un film (une trilogie de E. L. James : Cinquante Nuances de Grey) qui a été lu ou visionné par plusieurs millions d’entre nous. Des millions de jeunes (et moins jeunes) ont intégré dans leurs modèles autour de l’amour et de la sexualité ce qui se vit entre Christian et Anastasia, et se sont peut-être lancés à leurs dépens dans ce qui est devenu une « mode ».

Cette histoire d’amour et de sexe n’a rien de glamour, contrairement à son habillage. Ce modèle est purement et simplement un cas de violence sexuelle et d’abus

 

Sixième rituel – La carte de nos corps

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

Septième principe – La véritable intimité s’accompagne de vulnérabilité…

Nos émotions primaires

Souvent nous n’ouvrons pas toutes les possibilités de l’intimité parce que nous avons peur de ressentir des émotions avec l’autre. Le drame de la sexualité est notre incompétence émotionnelle.

Petit rappel de nos émotions de base :

  • La colère
  • La tristesse
  • La honte
  • La joie
  • La peur
  • Le dégoût

L’intimité et la présence de l’autre

 

La véritable intimité n’est finalement pas de nous retrouver nus ensemble dans un lit, mais de nous tenir nus ensemble dans la communication, sans crier, sans nous taire, dans nos vulnérabilités, dans toutes nos émotions… L’intimité, c’est d’avoir le droit d’être qui nous sommes et d’être accueillis comme nous sommes.

 

Centré en soi ou centré sur soi ? 

 

La relation, comme la relation sexuelle, doit être capable d’entendre tous les oui et tous les non de chacun. Ouvrir un espace à deux dans lequel se centrer en soi et sur l’autre, prendre, donner, recevoir, dire oui, dire non, sentir, ressentir, accueillir, refuser en restant en lien c’est ouvrir la porte à plus grand que nous ensemble.

 

Septième rituel – Dialogue intime

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

Huitième prinicipe  – Entrer dans les sensations avant que la pensée ne les classe …

Voilà un des grands enjeux pour devenir présents à ce qui se vit plutôt que de nous laisser envahir par nos pensées. En amour nos corps sont plus intelligents que notre mental alors il nous faut le débrancher pour laisser faire ces corps. Ils savent…

 

Huitième rituel – Le dialogue des caresses 

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

Neuvième principe – « préliminaires », un mot dont nous devons changer le sens

Mettre deux corps l’un dans l’autre sans avoir pris le temps, sans avoir grimpé les marches une par une est une hérésie. Pourtant, elle est acceptée tellement nos représentations sont biaisées…

Combien de couples prennent le temps de laisser leurs corps, leurs énergies les emmener au niveau délicieux, au niveau divin de la sexualité ? Le dommage c’est qu’en copié/ collé, sans que le corps de la femme ait pu se déclencher dans cet état second, ce n’est littéralement qu’une séance de gymnastique sans culotte.

Quand l’acte sexuel est relié au cœur, quand il n’est pas une masturbation l’un dans l’autre déguisée en « faire l’amour », si vous permettez ensemble que l’homme puisse instiller son amour avec son sexe ; le sexe de sa femme va s’ouvrir et recevoir, il va enfin se sentir complètement reçu et son cœur va s’ouvrir entièrement. Cœurs et sexe ouvert chez chacun, enfin réconciliés.

Neuvième rituel – Le jardin de nos corps

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

Dixième principe : « Se connecter » et autres verbes pour faire l’amour

Parmi les mouvements physiques qui peuvent participer à la danse sexuelle il y a :

– l’ondulation ou la bascule du bassin qui diffuse le plaisir plus largement

– la respiration qui régule notre système nerveux et nous permetde traverser nos émotions

– Ralentir car la lenteur nous rend plus sensible à l’autre et aux sensations

– Lâcher l’idée de l’orgasme car elle implique une tension, au sens propre comme figuré

 

Dixième rituel – Millimètre par millimètre 

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 Onzième principe  – La sexualité est comme une fête !

Une fête peut s’anticiper autant que s’improviser… Nous sommes gouvernés par l’idée du désir (et son pendant : l’intolérance à la frustration). Désirer serait serait une condition dans une belle relation, ne plus désirer est souvent assimilé à ne plus aimer ou à un couple qui s’étiole… Il est temps de poser un autre regard… Le désir dans la sexualité est enfermé dans un double mythe dont je nous propose de sortir.

 

Le mythe de la spontanéité du désir 

Même dans les débuts d’une relation, le désir n’a pas jailli, nous l’avons fait naître. Si dans nos vies d’aujourd’hui nous attendons de réunir les conditions que l’un et l’autre aient du désir et que l’espace-temps le permette, plus personne ne fera l’amour ! Ou seulement pendant les vacances…

 

Le mythe de la nécessité du désir 

Le désir n’est pas synonyme d’amour… Nous n’avons pas besoin de désirer pour faire l’amour, nous avons besoin d’en avoir envie.

Nous sommes obsédés par cette idée du désir et en faisons une condition sine qua non réductrice. Cela nous conduit à chercher à être désirants ou à être désirés.

Faites-vous des vacances. C’est absolument délicieux d’être désiré, c’est absolument délicieux d’être désirant mais n’en faisons pas le seul déclencheur possible d’une rencontre des corps réussie… Nous pourrons faire l’amour tant que nos corps seront en vie !

 

Onzième rituel – Nos rendez-vous d’Éros

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

Douzième principe – Notre sexualité est sacrée

Au-delà d’un échange de corps à corps, le couple, l’amour, la sexualité en conscience peuvent nous ouvrir à une dimension qui nous dépasse.

Notre énergie de vie, la kundalini, lovée à la base de notre colonne vertébrale, va pouvoir se dérouler et nous ouvrir à un potentiel incroyable, elle va nous mettre en extase pour commencer, mais surtout elle va venir ouvrir un canal entre la terre et le ciel. C’est une initiation sacrée.

C’est à mon sens la raison qui fait que la religion s’est débrouillée pour rétrécir nos possibilités d’accès au feu sacré du sexe. Ainsi nous avons la sensation qu’il nous faut un médiateur avec le divin. Pourtant il nous suffit de brancher la prise, elle est contenue en nous.

Douzième rituel – Invitation au plus grand

👉 Acheter le livre pour débloquer ce rituel.

 

ÉpilogueRetour à une sexualité à soi

 

Faire l’amour serait, pour commencer, nettoyer l’espace de la relation, remettre les cœurs en face l’un de l’autre, se nourrir de regard, les yeux dans les yeux, d’appréciations, de petits et grands gestes, de soutien, de présence… Puis prendre le temps d’atterrir ensemble dans cet espace particulier de donner l’amour de tout son corps. Débrancher les têtes. Laisser l’amour nous faire. Laisser faire l’amour.

 

J’aime bien 👍

    • L’importance donnée à la connexion au sein du couple
    • La définition du consentement
    • L’idée que l’acte sexuel puisse être interrompu à tout moment 
    • Les torts causés à la sexualité par l’injonction de l’orgasme 

J’aime moins 👎

  • Certains rituels paraissent longs, complexes et / ou ramènent au mental

Florentine d’Aulnois-Wang

Florentine-d-Aulnois-Wang

Diplômée gestalt- thérapeute et certifiée thérapeute imago, Florentine d’Aulnois-Wang, elle-même en couple depuis plus de vingt ans, a aidé des centaines d’autres couples en consultations, stages, ateliers et conférences. Elle a fondé le site L’espace du couple dans lequel elle propose des parcours en ligne pour apprendre à aimer. Elle a aussi publié Les Clés de l’Intelligence amoureuse (éd. Larousse).

Barbara Reibel Coach Happiness

Barbara Reibel

Coach Happiness, Auteure et Blogueuse
Fondatrice du site Happiness Factory et du blog En 1 mot

Retrouve-moi ici

routines

Happiness Factory

Des routines simples et motivantes pour transformer ta vie

humour me by barbara

Humour Me by Barbara

Humeur d’une digital mother au bord du burn-out entre z’Homme et ses trois greffons

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.