Qui aime bien, vaccine peu ! par le Groupe médical de réflexion sur les vaccins

« Il faut être prêt à remettre continuellement en question les opinions et stratégies en matière vaccinale »

Ce petit livre me paraît d’actualité, compte tenu de l’imminence de la rentrée scolaire (en France) et de l’inscription des petits dans les diverses structures d’accueil qui leur sont consacrées. En dépit du discours officiel, la vaccination n’est pas un acte anodin. Sans remettre en question son principe, on peut se poser des questions sur sa généralisation, en particulier chez des enfants toujours plus jeunes. D’autant que, depuis 2008, il n’existe plus aucun vaccin uniquement DTP en France. Autrement dit, pour satisfaire aux exigences vaccinales, il faut accepter de vacciner son enfant contre 1, 2 ou 3 maladies supplémentaires qui ne sont pas obligatoires !

Peut-on sans risque obliger le fragile organisme du nouveau-né à s’immuniser contre quatre, cinq ou six maladies ? Et lui faire subir avant 2 ans une trentaine d’inoculations, accompagnées de leurs additifs et de leurs impuretés ? Vaut-il la peine de protéger les enfants contre des maladies bénignes ou improbables ? Est-il sans danger d’intervenir dans leurs défenses naturelles ? Ces vaccinations massives et précoces n’ont-elles pas leur part dans l’inquiétante augmentation d’autres maladies chez l’enfant ? Se basant sur une longue pratique quotidienne, les auteurs affirment qu’il est possible de vacciner moins massivement et de manière plus nuancée, en tenant compte de chaque situation, pour pouvoir faire un choix adapté à ses données personnelles.

Il est curieux de constater que le discours officiel ne tolère aucune critique, même pondérée, de la vaccination. Or les effets secondaires des vaccins sont-ils correctement évalués ? Est-il raisonnable de vacciner indifféremment toute une population réagissant différemment aux maladies et aux remèdes ?

Le programme de vaccination est quasiment identique pour tous les pays de la planète et cautionné par l’OMS. L’entrée des bébés en collectivité, puis des enfants à l’école, présuppose un certain nombre de vaccins obligatoires (DTP en France). Par la suite, certaines professions ont des obligations vaccinales. Les voyages incluent parfois l’élargissement des vaccins à des maladies exotiques. Enfin, la vieillesse et les populations dites fragiles ont également leurs vaccins.

Dans notre société, il semble aller de soi que tous les vaccins proposés soient indispensables. Or les grandes épidémies (peste, choléra, typhus, etc.) ont disparu sous nos latitudes sans recours à la vaccination. Par ailleurs, la plupart des vaccins n’ont jamais fait l’objet d’études comparatives, obligatoires pour tout autre médicament sur le marché, établissant que les personnes traitées bénéficient à long terme d’une meilleure santé que les sujets témoins. L’utilité de chaque vaccin dépend de 5 facteurs : la gravité de la maladie, sa fréquence, l’efficacité d’éventuels traitements, l’efficacité du vaccin et ses effets secondaires. En résumé, on ne peut pas affirmer a priori qu’un vaccin est totalement bon ou absolument mauvais. Il n’a pas de solution définitive et parfaite, il fait être prêt à remettre continuellement en question les opinions et stratégies en matière vaccinale.

Pour aller plus loin

En France, il existe la Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations, qui milite depuis 1954 contre l’obligation vaccinale, afin que « la vaccination redevienne un acte médical librement consenti » ainsi que l’Association Liberté Information Santé, plus récente.

L’Union Européenne possède également son réseau de vaccino-vigilance où les particuliers peuvent télécharger un formulaire de signalement d’effets secondaires éventuels.

En Belgique, le site Info Vaccination a également vu le jour pour informer le grand public sur les vaccins avec le maximum de références scientifiques.

En Suisse, enfin, citons le très actif Groupe médical de réflexion sur les vaccins, basé à Lausanne.

A propos des auteurs

Françoise Berthoud, Pascal Büchler, Nathalie Calame, François Choffat, Jean-Paul Ecklin sont tous médecins généralistes ou pédiatres suisses. Ils font partie du Groupe médical de réflexion sur les vaccins, basé à Lausanne (Suisse ).

3 réponses sur “Qui aime bien, vaccine peu ! par le Groupe médical de réflexion sur les vaccins”

  1. « En dépit du discours officiel, la vaccination n’est pas un acte anodin. » : le discours officiel, celui de la médecine et de l’OMS reconnait volontiers que la vaccination n’est pas anodine. Il mentionne également que la polyo et la variole ont été éradiquées en Afrique grâce à la vaccination et que 3 millions de vies sont sauvées chaque année grâce à cette même vaccination. Alors, il faut raison garder : ce n’est pas parce qu’un chien a mordu un bébé qu’il faut tuer tous les chiens…

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