Qui fuis-je ? Où cours-tu ? À quoi servons-nous ? Vers l’intériorité citoyenne par Thomas d’Ansembourg

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« L’intériorité est indépendante de la pratique religieuse ; elle peut se vivre de façon athée »

« Intériorité » et « citoyenneté« , ces deux mots sont-ils seulement compatibles ? Oui, répond Thomas d’Ansembourg pour qui le chemin de la connaissance de soi débouche sur l’altruisme et non sur l’égoïsme, contrairement à un préjugé qui a la vie dure. Les récentes découvertes en physique quantique en attestent : il y a bien une interconnexion de tous les êtres vivants à travers le monde. Ainsi, l’élévation de notre niveau de conscience a un impact sur l’ensemble de la communauté. Or nous avons créé une société où tout le monde court en permanence ; cette course nous épuise et épuise la planète. Nous devons ralentir pour changer le système.

La pratique de l’intériorité n’est pas incompatible avec l’engagement social, comme l’ont démontré Nelson Mandela, Vaclav Havel ou encore Gandhi. Leur action sociale et politique s’est nourrie de leur méditation ; leurs temps de silence et de contemplation ont eu un impact géopolitique considérable. L’intériorité est par ailleurs indépendante de la pratique religieuse ; elle peut se vivre de façon athée.
De plus en plus de gens changent leur façon d’être dans le système ; Thomas d’Ansembourg les nomme les créateurs de culture. Ils adoptent cette phrase de Gandhi :

Devenons nous-mêmes le changement que nous voulons voir dans le monde

L’émergence de cette nouvelle culture est illustrée par le Réseau québecois pour la simplicité volontaire dont l’un des principes est « Moins de biens plus de liens ». Les membres de ce mouvement ont constaté que le désencombrement matériel facilite celui du cœur et de l’esprit.

Nous sommes imprégnés par une logique binaire qui nous entraîne à penser de manière cloisonnée, en termes de tiroirs. Les créatifs culturels ne se laissent enfermer dans aucun clivage « gauche-droite », « tradition-modernité » ou encore « spiritualité-implication sociale ».

L’église, l’école, la famille ne transmettent pas d’outils à la vie intérieure. Cette « non-assistance à personne en danger » se traduit par des chiffres élevés de médication et de dépression. Le nouveau système doit reposer sur une collaboration et un partage des richesses car chacun aspire à une paix intérieure profonde et généreuse.

Résumé de l’article publié dans Alliance pour une Europe des Consciences juin/juillet/août 2013 par Nathalie Calmé, édité par Terre du Ciel

A propos de l’auteurThdAnsembourg_2008Photo

Thomas d’Ansembourg a été avocat au Barreau de Bruxelles pendant cinq ans puis conseiller juridique dans une multinationale pendant dix ans. Parallèlement, il a été animateur bénévole d’une association d’aide aux jeunes en difficulté pendant 10 ans. Devenu psychothérapeute, il s’est formé à différentes approches psychothérapeutiques, particulièrement à la méthode de la Communication NonViolente (CNV) et a collaboré avec le psychanalyste jungien québécois Guy Corneau avec lequel il a fondé l’association Coeur.Com. Il anime des conférences et ateliers en Belgique, France, Suisse, Québec et Maroc. Il a publié Cessez d’être gentil, soyez vrai – Être avec les autres en restant soi-même, Être heureux ce n’est pas nécessairement confortable.

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