Et toi, tenteras-tu le tantra ?

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Et toi, tenteras-tu le tantra ?

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L’été est (enfin) vraiment arrivé, il y a comme un petit air de vacances qui flotte dans l’air et – allez savoir pourquoi – j’ai eu envie de parler de tantra. Même si pour nous, les Occidentaux, tantrisme rime avec sexualité, il s’agit en réalité d’une philosophie de vie née il y a plus de 1500 ans en Inde, dont le but est, à travers l’exploration de ses sens, de parvenir à un état d’éveil total.

 

Ceci posé, il va de soi que ce qui nous intéresse c’est l’assimilation (et parfois la réduction) du tantrisme à une pratique sexuelle. Tout comme son cousin le yoga, le tantrisme utilise la respiration et la méditation  comme principaux outils d’éveil. Mais à la différence de ce même cousin, le tantrisme amène la conscience au centre de l’individu, qui est son sexe. C’est à partir du sexe que notre énergie doit évoluer, vers le haut, et bien au-delà. Autrement dit, cette lumière qui est la conscience appliquée à la sexualité, la transforme en quelque chose de radicalement différent. Si différent, qu’il n’y a pas de mot pour cela en Occident. En Orient, on utilise le mot  » Tantra ».

Concrètement, et parce que je sens bien que la question vous brûle les lèvres : comment s’y prend-on ? D’abord, on prend son temps : le rapport sexuel tantrique peut durer deux à trois heures car il cherche à repousser au maximum la survenue de l’orgasme pour prolonger la fusion du couple et l’alchimie qui s’en dégage. Ensuite, puisqu’il ne ‘agit pas d’un acte sexuel classique mais d’une communion et d’une explosion des sens, l’amour et la confiance dans le couple sont les deux clés essentielles de la sexualité tantrique. Enfin, l’orgasme tantrique ne se limite pas au bassin mais saisit le corps tout entier, il peut d’ailleurs se déclencher sans contact sexuel. Pour les détails pratiques, je vous renvoie à cet article publié dans Marie-Claire.

Vous l’aurez compris, dans la philosophie tantrique, c’est le chemin qui mène à l’orgasme qui importe plus que l’orgasme en lui-même. Il s’agit de retrouver, par le biais de la sexualité, cet état de paix, d’harmonie et de silence que l’on atteint par la méditation.


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La Femme Solaire ou la fin de la guerre des sexes par Paule Salomon

« L’homme et la femme ont en eux tous les moyens d’accepter et d’aimer leur différence
et leur complémentarité »

Ce livre est un voyage dans la conscience collective, il contient des informations importantes sur la manière dont les hommes et les femmes ont géré leurs relations depuis le début des temps. Ce retour en arrière n’est pas fait dans un esprit de curiosité historique mais pour prendre conscience de l’héritage de notre époque. Mais surtout, ce livre est l’occasion, à propos des relations homme-femme, de se confronter à ses idées reçues. La Femme Solaire s’attache à répondre à un certain nombre de questions : comment se défaire d’un sentiment d’infériorité hérité de longues dates et transmis de mère en fille ? Comment ne pas se réfugier dans le narcissisme et le culte de l’apparence ? Comment ne pas se masculiniser dans la compétition tout en jouant à l’hyperféminité de l’apparence ? Comment retrouver son identité féminine ? Comment prendre confiance en soi ? Comment réinventer le rapport à l’homme ?Seule la femme solaire peut permettre à l’homme un véritable accès à lui-même, à la fois comme compagne et comme figure intérieure de réalisation. Pour quoi et comment ? C’est ce que développe cet ouvrage.

« L’amour universel est la source solaire, la femme solaire est celle qui accède à cette source et la porte d’accès est ouverte à toutes celles qui en ont le désir. Ainsi une seule question se pose : comment retrouver cet élan du désir dans les étouffoirs de la civilisation actuelle ? »

Morceaux choisis

LES DIFFÉRENCES HOMME-FEMME

L’affirmation d’une égalité entre l’homme et la femme est utile dans le monde économique et social parce qu’elle renouvelle les rôles possibles et introduit la féminité dans des secteurs où elle était absente. L’affirmation d’une différence reste essentielle dans le domaine de la sexualité, des valeurs et de la spiritualité. Nier cette différence par un tour de passe-passe mental ne peut aboutir qu’à un accroissement du malaise de civilisation. Si tous les esprits en éveil appellent de leurs vœux le surgissement de la femme engloutie, ce n’est pas pour qu’elle revête l’habit masculin. Ce déguisement ne peut qu’annihiler l’effet de renouvellement qu’on attend d’elle.

Ce ne sont pas les femmes qui arborent une franche masculinité qui sont en question. Celles-là seront de toute façon toujours minoritaires. Le problème se pose pour ces femmes, hyper-féminines d’apparence, mais qui sont passées dans le camp des hommes pour être des gagnantes et des battantes et qui ont oublié de se penser en tant que femmes dans les secteurs où elles se propulsent. Elles sont fascinées par le pouvoir et elles en oublient que leur vocation est d’ordre supérieur dans le domaine de l’amour. La tendance consiste à mettre en avant le concept d’égalité et à se donner un léger frisson de sensationnalisme en disant :  » La frontière des sexes serait donc plus aisée à franchir qu’on ne le croit.  » L’être humain a toujours la tentation de transgresser l’ordre naturel tel qu’il s’impose à lui, au mépris parfois de sa survie et de son équilibre. Pourtant, le fait que les hommes et les femmes soient des êtres humains implique-t-il qu’il soit bon et nécessaire de gommer, négliger ou minimiser leurs différences sexuelles ? A l’inverse, doit-on approfondir jusque dans leurs dernières conséquences ces différences biologiques pour permettre à l’homme et à la femme de s’accomplir en tant qu’êtres humains ? Les deux positions sont extrêmes et comme telles ne peuvent engendrer que des déséquilibres. Les sociétés passées ont voulu traduire la différence des sexes dans le moindre détail de leur organisation et maintenir deux mondes séparés et souvent antagonistes. La prise de conscience contemporaine vise à éteindre une guerre qui n’a que trop duré entre l’homme et la femme, une guerre qui est devenue coûteuse et trop dangereuse avec les armes de destruction dont dispose la civilisation. La guerre entre l’homme et la femme est à la base de la notion même de guerre; elle est le feu premier qui alimente indirectement tous les autres. Et c’est pour cela qu’il devient aussi nécessaire et urgent de s’en occuper. Ce qui ne signifie pas que nous ayons réussi; ce qui commence à s’éteindre à gauche se rallume à droite et vice versa. Pour le moment nous ne sommes que mobilisés, prudents, circonspects avançant à pas comptés sur un volcan qui menace d’entre; en éruption. Les hommes et les femmes se rapprochent, interchangent leur rôle et leurs vêtements, essaient de se comprendre, jouent à se ressembler et, à la moindre alerte, réendossent frileusement une identité malade. La nécessité de réouvrir un passage à la femme pour qu’elle tempère de ses valeurs la civilisation actuelle, qu’elle apporte le sens de l’amour et de l’humain là où il n’y a que langage de pouvoir, de rentabilité et d’argent, conduit pour le moment à des excès. Pour se faire accepter, la femme se masculinise et devient femme de pouvoir au mauvais sens du terme. Son pouvoir existe mais il se situe dans un ascendant spirituel et en se trompant de combat la femme compromet l’espoir contenu dans son surgissement.

LA FEMME EVE ET/OU LILITH ?

Il y a bien longtemps que la femme refuse d’être un objet prêté, donné, un double narcissique de l’homme, un être bâillonné, ligoté, aveuglé. Lilith est là pour témoigner que la femme met en échec la loi patriarcale qui veut s’instaurer comme unique principe de civilisation. Adam a refoulé l’image de Lilith dans son inconscient, son refus et son départ qui ont le même sens que le sevrage qu’opère la mère sur son enfant. Lilith la mère amante, refuse ce fils qui prétend l’asservir sexuellement la mettre en dessous de lui. Eve par contre va se soumettre jusqu’à ce qu’elle mange la pomme, inspirée en cela par Lilith. En chaque femme reposent une partie Eve et une partie Lilith. La partie Eve, aliénée, châtrée, accepte de répondre au diktat masculin, à la loi paternelle, la partie Lilith se révèle en pleine lumière comme une partie divine et se cache dans l’ombre de l’inconscient sous des formes terrifiantes. Quand une femme ne laisse pas parler en elle la partie Lilith, elle se névrose de plus en plus au sein du couple qu’elle a accepté de former sans comprendre ce qui lui arrive, sans comprendre pourquoi elle s’aigrit, devient nerveuse, instable, insatisfaite en permanence.Combien de femmes ont fait taire en elles leur source d’inspiration, leurs désirs et leurs impulsions pour obéir au schéma projeté par leur compagnon ou par la société! Ligotées dans un monde de devoirs et d’images étrangères à leurs sensations profondes, elles sont en lutte continuelle contre elles-mêmes, donc en lutte contre l’homme.

« La sexualité fait un pont entre l’être et l’avoir, mais elle se vide de son sens quand elle n’est plus accompagnée de valeurs d’authenticité. »

L’état de guerre larvée de la plupart des couples est effrayant. Il représente une énorme déperdition d’énergie pour les deux partenaires, et une accumulation de négativité néfaste pour l’ensemble de la cellule. Quand la femme est capable de mettre en regard dans sa conscience ces deux archétypes d’Ève et de Lilith et de les décoder en elle, de leur livrer passage, un grand pas en avant est accompli. Pour cela il faut que Lilith sorte de son refoulement dans l’inconscient et ce travail collectif est en train de s’accomplir dans la société actuelle. Certains auteurs comme Joëlle de Gravelaine et j. Markale déjà cités ont contribué de manière importante en déblayant les concepts, en formulant de manière poétique et allégorique le nécessaire resurgissement de la face claire de Lilith, mais le quotidien des femmes n’a pas été touché. La description des différents traits qui composent la femme solaire et dont la femme révoltée n’est qu’un élément devrait contribuer à mieux faire comprendre à la femme la nature de son combat intérieur avec elle-même et de son combat extérieur avec l’homme. Mieux dessiner aussi un visage accessible et futur, un visage d’évolution. La femme solaire représente la femme initiée, ce qui ne signifie pas une femme réalisée qui serait parvenue à je ne sais quel terme ou quelle perfection de son parcours Là femme initiée dispose de la force sexuelle de son destin et elle tente d’accorder ses actes sur cette disposition vitale et spirituelle qui est l’axe de son infinie liberté.

LES VALEURS FÉMININES

Ainsi, l’homme s’accomplira à travers la femme et la femme à travers l’homme.
Il y a une grande misère sexuelle dans notre société actuelle et un profond déséquilibre. Autrefois, la censure imposée par la religion chrétienne et le tabou déclaré sur le sexe entretenaient une frustration avouée, délibérée, qui faisait naître par contrecoup une grande intensité liée à l’interdit. Toute transgression à cet interdit apportait un souffle épique aux aventures érotiques et sensuelles. La levée du tabou n’a déconditionné que la surface des consciences. Les inconscients sont restés encrassés par la notion du péché et l’amour ne trouve que rarement son innocence dans la chair. L’association de la pureté au sexe reste rarissime. L’association du divin au sexe moins encore. La permissivité et la fréquence des rapports sexuels n’ont fait bien souvent que dépoétiser et banaliser ce qui devrait rester la source de tout émerveillement et de toute récréation. Le problème est bien là. On conçoit l’amour comme une récréation, et non comme une recréation. Par le sexe l’humain a la possibilité de changer de niveau de conscience. Or le plus souvent il l’ignore et l’utilise comme une fuite de réalité, une détente nerveuse. Le désenchantement secret, la frustration profonde qui poursuivent l’homme et la femme après leurs rapports amoureux expliquent bien des combats douteux menés pour l’argent, la réussite, la perversion, etc. Le terrible cercle vicieux tourne à vide avec une conséquence qui, d’abord lointaine, se fait de plus en plus précise : la destruction de la planète. Quand on est déçu par la vie on s’autorise plus ou moins consciemment à la détruire et on se contente d’en tirer une amère jouissance.

« L’amour est une valeur subversive pour la société parce qu’elle éveille deux êtres à d’autres valeurs que les siennes. »

Depuis l’instauration de la loi patriarcale, depuis l’écrasement de la femme, la voie de passage spirituelle n’a cessé de se refermer, ne s’ouvrant par exception que sur l’instinct puissant de quelques-uns. La femme n’a pas cessé de lutter pour se libérer de cette oppression mais elle s’est habituée elle aussi, elle s’est affaiblie, elle a perdu souvent contact avec elle-même et, pour survivre, elle s’est conformée au modèle établi, admis par l’homme.

À trop ruser on y perd son âme. La femme ne s’est jamais laissé autant piéger par les valeurs masculines qu’aujourd’hui. Au moment où elle réussit à faire admettre à l’homme qu’il l’a opprimée en toute injustice, au moment où elle accède à des droits légaux et sociaux, elle a abdiqué ses valeurs profondes, elle n’a plus contact avec ce qui fait sa féminité essentielle. Elle travaille comme un homme, elle  » baise  » comme un homme, elle fait tout comme un homme. Pourtant son émergence en tant que valeur féminine est capitale pour l’avenir de la civilisation. Des poètes l’ont pressenti, les hommes authentiques le savent et le disent. Il est urgent que les femmes prennent conscience car elles seules, sans doute, peuvent éventuellement inverser la pente. Ce ne sont pas seulement les femmes qui doivent entrer dans les gouvernements, dans les professions clés et dans les postes décisionnaires, ce sont les valeurs féminines, c’est-à-dire les hommes et les femmes qui auront compris le sens profond de la vie et qui dirigeront le monde en fonction de ce sens de la construction et du devenir. La grande misère sexuelle précède et accompagne la grande misère écologique. Les mécanismes destructeurs du pouvoir sous toutes ses formes servent de compensation à une frustration érotique renouvelée. Le sexe comme fonction de reproduction, le sexe comme plaisir spasmique, n’apporte pas de véritable réalisation. Il paraît urgent que la femme retrouve sa force solaire et que par elle l’homme accède à nouveau à sa lune intérieure pour que la direction de notre civilisation retrouve un cours harmonieux.

A propos de l’auteure

paula_nvPhilosophe et thérapeute, Paule Salomon enseigne le développement personnel dans un esprit socratique de questionnement et d’accouchement des êtres. Elle a enrichi son expérience par une recherche spirituelle depuis plus de vingt ans. Elle s’est formée aux principales techniques de psychotérapie et a réalisé la synthèse de ces différentes approches dans son creuset intérieur. Son travail est indépendant de toute appartenance religieuse ou philosophique. Elle ne transmet que son expérience et propose une voie du cœur, un art de l’être et un art d’aimer, enracinés dans la sagesse du corps.
Ses recherches s’articulent autour de trois axes qu’elle développe dans ses livres et ses séminaires :
1. La transformation des identités masculines et féminines sur le plan social et individuel.
2. L’amour et la vie de couple, des aventures de conscience qui demandent de développer une connaissance de soi et de son ombre. Une sexualité tantrique.
3. Devenir créateur de sa vie, une œuvre à part entière qui implique une guérison des blessures du passé, un développement du couple intérieur, une connaissance du ressourcement.
Une voyageuse de l’extérieur et de l’intérieur.

Elle a publié plusieurs ouvrages, dont La femme Solaire, La Sainte Folie du Couple et La Brûlante Lumière de l’Amour qui forment une trilogie sur « l’art d’aimer ».

 


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Que se passe-t-il dans mon corps ? par le Dr Elisabeth Raith-Paula

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Vers une éducation sexuelle réussie

Vers une éducation sexuelle réussie avec les ateliers CycloShow (pour les filles) qui ont inspirés le livre de E. Raith-Paula et les ateliers XY-évolution (pour les garçons).

La doctoresse Elisabeth Raith-Paula part du constat que l’éducation sexuelle en milieu scolaire se cantonne aux faits biologiques et aux descriptions techniques. Cet enseignement est généralement orienté sur les dangers de la sexualité, tels que les grossesses non désirées, les violences sexuelles ou encore les maladies sexuellement transmissibles. Or des études montrent que cela effraie les enfants, encore peu au fait du fonctionnement de leur corps et souvent loin d’avoir atteint la maturité sexuelle nécessaire à la compréhension des concepts qui leur sont présentés. Par ailleurs, la société considère généralement que la sexualité est un sujet à aborder en famille. En réalité, peu de parents disposent des connaissances suffisantes ainsi que d’une approche adaptée à l’âge de leurs enfants. Les jeunes acquièrent donc leur « savoir » auprès de leurs pairs, dans les magazines pour adolescents et, avec l’accès généralisé à internet, souvent aussi à travers du matériel pornographique. Cela se traduit par des demi-vérités, des mythes et des perceptions erronées chez les jeunes.

J’en prends soin… parce que c’est précieux !

Elisabeth Raith-Paula constate que ces lacunes dans l’éducation sexuelle et donc la compétence du corps humain ont des conséquences sur la façon dont un enfant ressent et apprécie son propre corps et influence son estime et sa confiance en soi. C’est ce qui l’a poussé à fonder le projet MFM en Allemagne qui, depuis, a essaimé entre autres en France (www.cycloshow.fr) et en Suisse (www.corpsemoi.ch, www.avifa.ch). Ce projet met en scène des ateliers dont la devise est « J’en prends soin… parce que c’est précieux ! ». Au cours de ces ateliers d’une journée, interactifs et ludiques, destinés aux garçons et aux filles de 10 à 14 ans, ils sont conviés à un voyage à travers leur corps. Ils comprennent et apprécient les changements que leur corps va traverser à la puberté, ils apprennent la fertilité et l’origine de la vie d’une manière affective et positive, avec des métaphores constructives, des expérimentations concrètes et des mises en scène symboliques.

Pour les filles, l’atelier appelé « CycloShow » explique comment le corps de la femme est le théâtre d’un spectacle fascinant qui commence avec la puberté. Un impressionnant « show » s’y joue chaque mois, durant lequel de nombreux « acteurs » se donnent la réplique dans un décor qui évolue au fil de la puberté et du cycle menstruel. Respecter et valoriser son propre corps a une grande répercussion sur l’image qu’une jeune fille a d’elle-même et sur sa confiance en elle. S’accepter femme et vivre positivement les changements de la puberté est un enjeu décisif de son développement. C’est là le défi que relève l’atelier sous la forme d’une mise en scène vivante, ludique du déroulement du cycle. Une « scène » faite en patchwork de 4m x 3m ainsi qu’un matériel riche et poétique permettent d’aborder ce sujet encore trop souvent tabou. Sans demi-mots, dans le respect de l’âge des participantes, les jeunes filles découvrent les merveilles de leur corps dans un échange permanent entre elles, l’animatrice et leur maman (tante ou marraine). Les jeunes filles peuvent ainsi comprendre ce qui se joue dans le secret de leur intimité, accepter ces changements et les mettre en lien avec les émotions et les malaises qui émaillent parfois l’adolescence.

Pour les garçons, l’atelier « XY-évolution » leur permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour aborder avec sérénité les changements du corps à la puberté. Un rallye, des ateliers thématiques et la grande aventure de la vie (représentation imagée du parcours des spermatozoïdes à la rencontre de l’ovule) émaillent cet atelier à vivre en duo, le jeune homme avec son papa, son oncle ou son parrain.

Le principal bénéfice de ce travail est l’autonomisation des (futurs) adolescents. Ils sont mieux préparés à faire face aux changements dans leur corps et à en parler sans honte ni peur. La compréhension des processus biologiques favorise la confiance en soi nécessaire à une vision naturelle et normale de ces changements, une meilleure écoute de son corps et une sexualité et une fertilité responsables.

A propos de l’auteureElisabeth_Raith_Paula

Elisabeth Raith-Paula est née en 1955 à Munich. Elle et a rédigé sa thèse de médecine sur les « moyens modernes de planification familiale naturelle » et a été surprise de constater le peu de connaissances que les femmes avaient de leur propre corps et de leur fertilité. A son initiative, le « CycloShow » est né en 1999 en Allemagne et le projet a été présenté 18.000 fois à plus de 330.000 enfants, parents et enseignants. Le concept s’est étendu à cinq pays, avec plus de 500 animatrices qui présentent le CycloShow dans les écoles, les institutions, les paroisses et divers centres de jeunes, de même qu’en privé. Son livre, Que se passe-t-il dans mon corps ? : Tout savoir sur le cycle menstruel, les règles et la fertilité a été réédité en 2012 et reprend les grands lignes des enseignements présentés pendant les ateliers.


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