Reiki en pratique : du sérieux ou pas ?

Le reiki en 1 mot

Avant de définir le reiki, mettons-nous d’accord sur son dogme fondateur, celui du chi (ou qi , prononcez tchi). Si vous vivez sous un rocher et n’en avez donc jamais entendu parler, le chi est une notion fondamentale des cultures chinoise et japonaise. Il désigne un principe formant et animant l’univers et la vie. Ce souffle de vie, cette énergie, n’est ni visible, ni mesurable et donc, a fortiori, non démontrable scientifiquement.

Et c’est bien pour cela que l’on parle de dogme, tout comme ceux sur lesquels les différentes églises ont bâti leur foi respective. Un exemple ? Le dogme chrétien de l’Immaculée Conception, qui défie toutes les lois de la biologie (?!)

Cela étant posé, le reiki est une méthode de soins non conventionnelle, de type énergétique, par apposition des mains. Elle a été fondée par le japonais Mikao Usui (1865-1926), un moine bouddhiste dont les capacités de guérisseur lui auraient été révélées au cours d’une expérience transcendantale de mort imminente.

Rééquilibrage du chi par le reiki

C’est la promesse du reiki : le maître de reiki remédie aux carences vibratoires et énergétiques de son client par l’imposition des mains et l’utilisation de symboles chargés de l’énergie vitale universelle. La séance commence toujours par un « centrage » du praticien. Celui-ci demande à ses propres maîtres intérieurs – et à ceux du receveur – l’autorisation de pratiquer le soin énergétique. Il s’en remet ensuite à la volonté cosmique. Cette étape garantit aussi bien le respect de la personne qui reçoit le soin que l’humilité indispensable à ce type de pratiques.

Une séance de reiki en pratique

La séance dure entre 1h et 1h30. Le receveur est allongé sur le dos, sur une table de massage. Le maître de reiki enchaîne une succession de 12 positions dans un ordre préétabli. Chacune d’elle est maintenue pendant environ 3 minutes. Il commence par le sommet du crâne, puis progresse vers le front, les yeux, les joues, les tempes, les oreilles, l’arrière de la tête. Il descend ensuite progressivement le long du corps en s’arrêtant sur tous les organes et membres importants jusqu’aux pieds. Ensuite, il refait le même circuit avec le receveur couché sur le ventre, pour traiter les épaules, le dos, les reins, les fesses et l’arrière des jambes (10 positions). Lorsqu’il a traité l’ensemble du corps, il peut, si nécessaire, insister sur certaines zones à problème. Une sensation d’intense chaleur aux points de contact peut se dégager pendant le soin.

À partir du deuxième degré de reiki, le maître peut utiliser trois symboles pendant sa pratique : le Cho Ku Rei (énergie), le Hon Sha Ze Sho Nen (espace et temps) et le Sei Heiki (harmonie). Chaque symbole est représenté sous forme d’idéogramme. Il doit être mémorisé avec exactitude pour pouvoir être retracé mentalement par le maître de reiki au moment où il dispense ses soins. Le reiki considère ces symboles comme des « relais » énergétiques qui confèrent une plus grande efficacité aux soins.

Le reiki, c’est sérieux ?

Si par sérieux, vous entendez scientifique, alors non, bien entendu, le reiki n’a rien d’une science. Une revue médicale concluait en 2008 que « les preuves ne sont pas suffisantes pour suggérer que le Reiki est un traitement efficace pour quelque condition qui soit. »

Par contre, le mieux-être obtenu après une séance de reiki a été documenté. Une étude clinique menée par la Fédération Française de Reiki Traditionnel en 2015 a montré que 95% des bénéficiaires des séances voyaient leur stress baisser de 36% en moyenne, une transformation naturelle significative du mal-être en bien-être était constatée ainsi qu’une diminution significative de la pression artérielle systolique.

Les sceptiques parleront d’effet placebo, cette réaction inconsciente qui active la guérison dès l’instant où l’on croit au pouvoir d’un traitement. Ressentir un contact humain, se laisser aller entre les mains d’une personne qui s’occupe de vous, provoque un bien-être considérable et peut déclencher un processus de guérison. Raison de plus pour bien choisir son praticien.

Précisons aussi que le reiki ne remplace pas la médecine occidentale. Il  représente un complément intéressant, souvent efficace pour traiter les petits maux et le mal-être du quotidien.

Tout le monde peut devenir maître de reiki

Cela ne nécessite aucun don particulier, il suffit pour le devenir de suivre une courte formation. Ce qui explique sans doute en partie l’engouement pour ce système thérapeutique. Ainsi que la multiplication des praticiens et des publications sur le sujet ces dernières années.

Pour choisir un bon maître de reiki, mieux vaut donc passer par le bouche à oreille À défaut, consulter des annuaires de professionnels sérieux comme celui de la Fédération Française de Reiki Traditionnel ou de la Fédération de Reiki Usui. Mais ici comme ailleurs, ce qui fait la qualité d’un maître plutôt qu’un autre est son rayonnement personnel et ses qualités intrinsèques de soignant.

D’une manière générale, il faut vous fier à votre bon sens : un bon maître de reiki sait instaurer un climat de confiance, il ne vous demandera jamais d’arrêter un traitement médical et n’exigera pas d’honoraires exorbitants. Si c’est le cas, fuyez !

Pour aller plus loin

Fédération Française de Reiki Traditionnel qui forme à la Reikiologie®, alliance entre la méditation (travail intérieur) et la relaxation (toucher relaxant car très spécifique sur des points très spécifiques du corps et correspondant à un schéma intérieur).

Fédération de Reiki Usui

À lire :

Devenez Maitre Reiki pour moins de 20 €, de Christophe Roux et les Manuels de Reiki I, II et III de Nita Mocanu.

 

           

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