Nos dents, une porte vers la santé par Michel Montaud

Nos dents, une porte vers la santé par Michel Montaud

14 novembre 2013 13 Par Barbara Reibel
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Nous construisons le monde à l’identique de nos bouches

Un vent nouveau souffle depuis quelques années sur la médecine dentaire. De la dentisterie holistique à la dentosophie, la conception des soins dentaires est devenue plus globale et s’efforce désormais de respecter le patient dans sa totalité et dans son individualité.

Dentisterie holistique

« La dentisterie holistique considère le patient dans sa globalité » peut-on lire sur le site de Estelle Vereek, Docteur en chirurgie dentaire et auteure de plusieurs ouvrages sur le langage des dents (www.holodent.com). La dentisterie holistique prend en compte les aspects physiques, énergétiques et psycho-émotionnels du traitement dentaire. Pour cela, elle privilégie différentes approches complémentaires comme l’ostéopathie, l’homéopathie, l’aromathérapie, la médecine énergétique ou encore l’hypnose. De plus, elle insiste généralement sur l’utilisation de matériaux biocompatibles.

Des techniques de médecine alternative


En Suisse romande, cette approche est reprise par les praticiens adhérant à l’Association Suisse Romande pour l’Etude Holistique de l’Odonto-Stomatologie (ASREHOS) fondée à Genève en 1980, par le médecin-dentiste Nicolas Stelling. Au nombre des missions du dentiste holistique, se trouve, dixit l’ASREHOS : « L’étude des chaînes de résonance dents/organes », autrement dit : « L’évaluation de l’implication des travaux dentaires sur l’ensemble du corps et, inversement, l’évaluation de la retombée de certaines perturbations de santé générale sur la cavité buccale et les dents. » Pour la dentisterie holistique, le traitement des problèmes dentaires doit être le plus doux possible et s’appuyer sur un large panel de techniques issues de la médecine alternative : phytothérapie, aromathérapie, homéopathie, acupuncture − la liste n’est pas exhaustive.

Bio-compatibilité et correction douce

Dans le même ordre d’idées, tout alliage dentaire se doit d’être biocompatible et exempt de métaux lourds. Si l’on souhaite se défaire de ses plombages, leur dépose est possible selon un protocole strict. Au cas où elle s’avère nécessaire, l’orthodontie a intérêt à être aussi précoce que possible afin de simplifier et de raccourcir, voire d’échapper aux traitements plus complexes à l’adolescence tout en évitant les extractions de dents ; la dentisterie holistique préfère les appareils amovibles de types gouttières activateurs de Soulet Besombes ou plaques à piste de Planas aux bagues qui abîment l’émail.

Sagesse des dents

Certains praticiens, dont le chef de file est le Dr Michel Montaud, vont encore plus loin et proposent une thérapeutique appelée la « dentosophie » (littéralement, la sagesse des dents, www.dentosophie.com). La méthode repose, entre autres, sur des exercices pratiqués par le patient avec un activateur, sorte de double gouttière en caoutchouc que l’on place en bouche. Cette approche humaniste de l’art dentaire, qui n’est pas sans rappeler l’antroposophie de Rudolf Steiner, s’appuie sur des observations cliniques de près de 30 ans et propose des techniques fonctionnelles qui stimulent les forces d’autoguérison de l’organisme et permettent au patient de s’investir dans son propre traitement.

C’est toute la philosophie de l’acte médical et dentaire qui est en train de changer : au lieu de traiter une maladie, c’est une personne malade qui est traitée. Mieux encore, il s’agit de lui donner des ressources pour qu’elle se guérisse par elle-même.

Faut-il faire sauter les plombages ?

Tout d’abord, sachez que les amalgames communément appelés « plombages » ne contiennent pas de plomb mais un alliage de métaux (argent, étain, zinc, cuivre) et 50 % de mercure. Or l’emploi du mercure en dentisterie continue
 de faire débat et son innocuité pour la santé humaine ne fait pas l’unanimité. Signalons que la Suède en a interdit l’usage chez les enfants et les jeunes depuis 1994 et qu’aux Etats-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) a reconnu la neurotoxicité du mercure et en a restreint l’utilisation en 2009. Si vous souhaitez faire retirer vos plombages, un protocole strict doit être respecté pour éviter une libération accrue de mercure. De plus, il est important de réfléchir au choix des matériaux de substitution. Plus d’infos dans Le Pratikadent, d’Estelle Vereck, rubrique Plombage-dépose ou sur le site www.non-au-mercure-dentaire.org.

Adapté de l’article de Barbara Reibel paru dans astreaPHARMACIE, 7/8 2012.

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