Aimer ce qui est par Byron Katie

byron katie aimer ce qui est en 1 mot

« Vous êtes la seule personne capable de mettre fin à votre propre souffrance. »

 

Byron Katie

Ce livre présente la méthode d’auto-questionnement de Byron Katie appelée « le Travail » et qui repose sur 4 questions, aussi simples qu’essentielles. Katie insiste sur notre capacité à tous de réaliser cette investigation et ainsi de nous libérer de la souffrance.

4 questions qui peuvent tout changer dans notre vie

La colère, la tristesse, la souffrance, etc. sont suscités par une pensée à laquelle on croit, qui est en conflit avec ce qui est. Pour mettre fin à ce stress, il suffit d’explorer la pensée qui le sous-tend et de la déconstruire. Compliqué ? Même pas, jugez-en par vous–même.

Commencez par écrire vos pensées au sujet d’une personne ou d’une situation qui vous perturbe. Ne vous censurez pas, écrivez ce que vous avez sur le cœur ; plus vous êtes critique, plus vous tirerez bénéfice du Travail.

Relisez ensuite votre première affirmation et posez-vous ces 4 questions à son propos :

  1. Est-ce vrai ?
  2. Pouvez-vous savoir de façon absolue que c’est vrai ?
  3. Comment réagissez-vous quand vous croyez que c’est vrai ?
  4. Qui seriez-vous sans cette pensée ?

C’est tout. Le Travail se résume à ces quatre questions. Lorsque notre conflit intérieur avec la réalité a disparu, nous découvrons que ce qui reste, c’est l’amour de soi, des autres et de tout ce que la vie apporte. Trop simpliste ? Katie répond : qui a dit que la liberté devait être compliquée ?

Nous croyons à notre discours intérieur

C’est peut-être simple d’enrayer la souffrance, mais pourquoi nous plaçons-nous dans des situations douloureuses pour commencer ? Les neurosciences contemporaines ont identifié une zone particulière du cerveau, parfois appelé « l’interprète », qui est la source de notre discours intérieur. Or nous avons tendance à croire nos propres « communiqués de presse », qui ne sont en réalité que des histoires que nous nous racontons sur ce qui devrait être. Comme nous y croyons depuis des années, ces histoires servent de socle fondamental à notre façon d’appréhender la vie, un peu comme des religions auquel on adhère inconsciemment.

Le Travail est là pour « déconstruire » nos pensées et s’applique à toutes les situations de la vie, particulièrement au couple et à la vie de famille. Les maîtres dont nous avons le plus besoin sont les personnes avec lesquelles nous partageons notre vie. Les jugements que nous leur portons ne sont que nos recommandations sur la façon de mener notre propre vie. Lorsque nous retournons ces jugements par le questionnement, nous comprenons alors que les conseils que nous prodiguons à notre famille et à nos amis nous sont destinés.

Devenir un maître plein de sagesse

Le Travail sert à comprendre nos pensées, non à les modifier. En les accueillant, ce sont elles qui se défont de nous. À mesure que nous devenons notre propre élève nous nous transformons en un maître plein de sagesse car l’investigation conduit naturellement à l’action, une action claire, bienveillante et dépourvue de jugement.

Lorsqu’on devient quelqu’un qui aime ce qui est, il n’y a plus de décisions à prendre. Notre voix intérieure nous guide tout au long de la journée pour faire des choses ordinaires telles que se brosser les dents, aller au travail ou faire la vaisselle. Nous somme réellement vivant quand nous vivons notre vie aussi simplement : en étant ouvert, attentif, confiant et en aimant faire tout ce qui se présente à nous.

Pour en savoir plus sur la méthode de Byron Katie, voir l‘article que j’ai écrit ici avec des PDF à télécharger pour vous guider dans le questionnement.

Mon avis

J’aime bien

  • J’ai personnellement ressenti la puissance du Travail (voir mon article « J’ai testé The Work »)
  • Le sentiment de soulagement et de liberté vis-à-vis de la pensée qui nous fait souffrir est immédiat et irréversible, c’est comme un voile qui se déchire
  • Le Travail est un processus continu de réalisation de soi qui nous fait sans cesse revenir à nous-même au lieu de chercher le problème à l’extérieur de nous

J’aime moins

  • Comme dans toute remise en question, il faut avoir une réelle envie de se livrer à cet exercice d’investigation, sinon c’est tentant pour l’ego de dire que « ça ne marche pas »
  • Faire le Travail seul(e) avec le livre est possible mais le soutien d’un facilitateur ou d’une facilitatrice le rend plus efficace.

A propos de l’auteure

byron-katie-en1motByron Kathleen Mitchell, mieux connue sous le nom Byron Katie, est née le 6 décembre 1942. Femme d’affaires dépressive, elle alterne crises de boulimie et périodes d’abattement, jusqu’en 1986, où elle a la sensation de vivre un « effondrement de la personnalité ». Elle intègre alors un centre de cure. Durant son séjour et ses longues marches dans le désert Mojave, elle vit une forme d’éveil. Peu à peu, à force de questionner ces pensées, elle s’en libère et se transforme.
Depuis 1992, elle dispense son enseignement, connu sous le nom « Le Travail de Byron Katie » dans tous les États-Unis, dans les prisons, les écoles et les hôpitaux. Dans la francophonie, son œuvre est relayée par l’Association « The Work France ».

Aimer ce qui est a été retraduit (traduction Margot Diskin) et réédité (Éditions Synchronique) en mai 2016 (avec DVD). Voir aussi la chronique sur En 1 mot de son autre ouvrage phare, Aimer sans limites, et l’interview avec Lilou Macé Comment arrêter de souffrir et aimer sans limites ?

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